


ANNUAIRE DES PROFESSIONNELS DU TRANSPORT
LES PRICIPAUX LOUEURS DE VEHICULES INDUSTRIELS AVEC ET SANS CONDUCTEUR,
VEHICULES DE TOURISME, UTILITAIRES ET VEHICULES DE LUXE.





Transport routier de marchandises
Un transporteur routier de marchandises (ou voiturier) est une entreprise commerciale spécialisée dans le transport de marchandises. Il exerce, dans la plupart des pays une profession réglementée. En France, le transporteur routier de marchandises appartient aux transporteurs terrestres, comme les transporteurs ferroviaires (transport par voie ferrée, de marchandises, de personnes ou de biens), les déménageurs (transport routier de biens), les transporteurs routiers de personnes etc.
La fonction de transporteur, puis le métier de transporteur routier de marchandises a évolué en fonction :
· De l'invention et de l'évolution des choses transportées
· De l'invention et de l'évolution des moyens de transport
· Des données socio-
· Des réglementations qui ont cadré l'exercice de l'activité, puis de la profession
Aujourd'hui, le transport routier de marchandises est intégré dans la chaîne logistique (supply chain) : les prestataires logistiques intègrent souvent dans un contrat unique, non seulement des prestations de stockage, de manutention, d'emballage et conditionnement, ainsi que l'organisation générale des flux et les traitements d'informations associés, mais aussi les opérations de transport.
o
Typologie de la profession
La typologie des entreprises est très diversifiée, depuis les entreprises individuelles (artisan aussi appelé « louageur », appellation sans définition juridique propre, routier non salarié, taxi non salarié transportant éventuellement quelques marchandises…), jusqu'aux multinationales.
Selon l'appartenance de l'expéditeur (qu'il ne faut pas confondre avec le client) à un secteur d'activité, une typologie basée sur les marchandises transportées, donc sur les moyens de transports peut apparaître :
· Expéditeurs appartenant au secteur primaire (extraction, pêche, agriculture)
Il s'agit d'extracteurs ou de producteurs de matières premières et de producteurs agricoles ou de pêcheurs.
Les marchandises engendrent la mise en place de bennes (minerais, betteraves…), de
toupies (béton prêt à l'emploi), de citernes (semences, liquides alimentaires), de
transports d'animaux vivants, ou de remorques réfrigérées (transport de viandes et
de poisson). Certaines de ces professions (transporteur de béton par exemple) peuvent
faire appel à la sous-
· Expéditeurs appartenant au secteur secondaire (transformation)
Les marchandises transportées entraînent la mise en place de remorques réfrigérée
ou non (aliments), de containers, de plateaux. La taille importante de certaines
marchandises (pièces aéronautiques, pièces automobiles, machines-
· Expéditeurs appartenant au secteur tertiaire (commerce, services)
Il s'agit des grossistes, de la distribution, de prestataires logistiques… Le transporteur routier met en place les moyens les plus appropriés nécessaire au transport des produits finis : remorques ou porteurs, containers, camionnettes, deux ou trois roues, porteurs à domicile…
Réglementation du transport routier de marchandises
Article connexe : Droit du transport.
Dans tous les cas, le transporteur est soumis aux réglementations propres à la profession, mais aussi aux réglementations propres aux véhicules routiers utilisés et aux marchandises transportées, ce qui signifie généralement :
· que le transporteur doit satisfaire lui même à des obligations de formation, d'honorabilité et de capacité financière ;
· qu'il doit aussi faire former ses salariés (ou s'assurer que ses sous-
· qu'il doit s'assurer que les conducteurs sont habilités et en état de santé conforme à la règlementation pour les marchandises ou les véhicules considérés, et en situation régulière ;
· qu'il doit s'assurer en permanence que les moyens utilisés sont autorisés à effectuer le transport considéré (visites techniques obligatoires) ;
· qu'il doit être assisté de personnes habilités, selon les marchandises : pharmacien responsable pour les produits pharmaceutiques, conseiller à la sécurité pour le transport de marchandises dangereuses, …
· qu'il doit s'assurer que les marchandises transportées sont transportables (matières réglementées), conformément à la réglementation les concernant : quantités transportées ensemble, conditionnement et emballage, … et que les documents d'accompagnement de la marchandise sont aussi conformes et à la l'envoi, et à la réglementation.
Conditions d'accès et d'exercice de la profession
L'entreprise transporteur routier de marchandises doit être inscrite au registre des transporteurs et loueurs de véhicules industriels tenu par la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (D.R.E.A.L) qui lui délivre, si elle accepte sa demande d'inscription, un titre d'exploitation, dénommé licence.
Pour obtenir cette inscription, l'entreprise doit prouver :
1. Que l'entreprise est inscrite au registre du commerce
2. Que le dirigeant permanent et effectif de l'activité de transport dans l'entreprise, soit titulaire, au minimum du justificatif de capacité professionnel (pour le transport avec des véhicules de moins de 3,5T de PMA), ou de l'attestation de capacité de transporteur public routier de marchandise et de louer de véhicules industriels avec chauffeur .
3. Qu'elle dispose d'une capacité financière, attestée par une des banques de l'entreprise, ou par l'expert comptable, par exemple. Elle représente un montant minimum de capitaux propres que l'entreprise doit posséder. Elle se calcule en fonction du nombre de véhicules utilisé pour effectuer du transport pour compte d'autrui ou de la location de véhicule industriel avec chauffeur. Le montant de cette capacité financière par véhicule est fixé (en 2001) comme suit :
· En France métropolitaine : 900 € par véhicule de -
· Pour les départements d'outre mer : 600 € par véhicule de -
Si les trois conditions citées ci-
1. La licence de transport intérieur avec mention restrictive, pour les véhicules d'un poids maximum autorisé (P.M.A.) n'excédant pas 3,5 tonnes pour les transports nationaux ;
2. La licence de transport intérieur, pour les véhicules d'un poids maximum autorisé (P.M.A.) n'excédant pas 6 tonnes et d'une charge utile inférieure à 3,5 tonnes pour les transports nationaux ;
3. La licence communautaire, réservée aux véhicules d'un poids maximum autorisé (P.M.A.) supérieur à 6 tonnes ou d'une charge utile supérieure à 3,5 tonnes, valable dans tout l'Espace économique européen ainsi que dans l'AELE.
Cette licence est valable 5 ans et doit rester en permanence dans l'entreprise. ;
Toutefois, chaque fin d'exercice (annuel comptable), dans un délai de 3 mois, l'entreprise
doit déclarer ses fonds propres ainsi que sa sous-
La DREAL remet en même temps au chef d'entreprise des copies conformes de la licence, numérotées, en nombre limité, destinées à chacun des véhicules de l'entreprise autorisés à transporter. En ce qui concerne la licence de transport intérieur, l'original est de couleur orangée, alors que les copies conformes sont de couleur marron; en ce qui concerne la licence communautaire, l'orignal est de couleur bleue, alors que les copies conformes sont de couleur verte.
En cas d'infraction grave aux règles du transport routier de marchandises, au code du travail, au code du commerce ... la DREAL. peut décider de retirer des copies de licence, ou la licence elle même, empêchant de ce fait l'entreprise d'exercer régulièrement son métier, partiellement ou totalement.
La réglementation sociale
Les transporteurs de marchandises utilisant des véhicules de plus de 3,5 tonnes sont soumis à des règlements européens : le 3821/85 du 20 décembre 1985 et le 561/2006 du 15 mars 2006. Ces textes imposent notamment la mise en place du chronotachygraphe et fixent les durées maximales de conduite et de temps de repos.
A ces textes s'ajoutent en France, le Code du travail qui organise les relations
entre l'employeur et ses salariés. Il fixe les règles concernant le contrat de travail
(l'embauche, le transfert, la modification, la rupture), le salaire, l'hygiène et
la sécurité (protocole de sécurité, médecine du travail) ainsi que les interdictions
de discrimination (égalité hommes -
Compte-
La Convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires de transport (n°3085) regroupe l'ensemble des accords de branche signés par les partenaires sociaux, elle détermine les catégories professionnelles, les classifications des métiers, les rémunérations etc.
Les accords d'entreprises, au delà par les usages dans l'entreprise, peuvent aller plus loin.
Enfin le contrat de travail ne peut aller que dans un sens encore plus favorable pour le salarié, dès lors qu'il reste conforme à la règlementation.
L'inspection du travail des transports est chargée de contrôler l'application de l'ensemble de ces textes dans les entreprises de transport routier de marchandises.
Autres réglementations
Article détaillé : Contrat de transport.
Le transporteur est un commerçant, prestataire de services qui s'engage à effectuer
contre paiement un transport pour le compte d'autrui. Le contrat de transport, qui
appartient aux contrats commerciaux, est matérialisé par une lettre de voiture (anciennement
dénommée : bon de livraison, récépissé de livraison…). Les conditions de vente sont
formalisées par les conditions générales de vente qui doivent être communiquées systématiquement
aux clients. Des contrats commerciaux spécifiques sont possibles : par exemple, il
s'agit depuis peu, du contrat type de sous-
Lors de transports dans des pays hors Union Européenne (sauf Suisse pour un transporteur Français), les transporteurs ont besoin d'autorisations complémentaires, fonction des accords bilatéraux, passés entre la France et les pays concernés. Ces autorisations sont par exemples :
1. L'autorisation C.E.M.T., qui permet tous les transports (sauf le cabotage) dans les pays signataires des accords
2. L'autorisation bilatérale, qui permet de charger ou décharger dans un pays signataire (autorisation de transport) ou simplement de traverser le pays signataire (autorisation de transit)
3. Des autorisations particulière, si le transport ou le transit s'effectue dans un pays n'ayant pas signé d'accord avec la communauté européenne, ni avec la France, à solliciter auprès des ambassades concernées.
Enfin, les transporteurs de marchandises doivent s'acquitter d'impôts indirects spécifiques : la taxe à l'essieu et les accises (sur les alcools et les métaux précieux).
Les acteurs du transport routier de marchandises
Usage de la sous-
Article détaillé : Commissionnaire de transport.
Dans de nombreux secteurs, les entreprises de transport (inscrites au registre des
transporteurs), individuelles ou de petite taille, tendent de plus en plus à devenir
des sous-
Les syndicats professionnels
· La Fédération des entreprises de transport et logistique de France
· La Fédération nationale des transporteurs routiers
· L'OTRE -
· L'Union nationale des organisations syndicales des transporteurs routiers automobiles (UNOSTRA)
· L'Union nationale du transport frigorifique (UNTF)
· La Chambre syndicale du déménagement
Les écoles publiques ou privées
· Les I.U.T.
· Les universités
· Les organismes formateurs
o Promotrans
o A.F.T. I.F.T.I.M.
o City'Pro
o GRETA (éducation nationale)
o AFPA
En Europe et dans le monde
Données chiffrées
Selon SESP de N° 312 -
En données corrigées des variations saisonnières, l’activité de transport routier de marchandises au quatrième trimestre 2006 progresse de 4,6 % par rapport au troisième trimestre. Le transport effectué pour compte d’autrui augmente de 5,1 % et le transport effectué pour compte propre de 2,1 %. Le transport national s’accroît de 5,9 %. L’activité de transport international sur la partie française de l’international est en baisse de 9 %. En données brutes, l’activité globale est en hausse de 6,2 % par rapport au niveau atteint un an auparavant.
Au quatrième trimestre 2006, l’activité des véhicules immatriculés sous pavillon français s’accélère (+ 4,6 % par rapport au trimestre précédent n données corrigées des variations saisonnières), après un troisième trimestre moins dynamique (graphique 3). En données brutes, le niveau de L’activité est également en hausse de 6,2 % par rapport à la même période de l’année précédente.
En données corrigées des variations saisonnières, le nombre de tonnes-
L’activité du pavillon français à l’international se retrouve au même niveau qu’un
an auparavant Hausse pour la plupart des marchandises Évolution trimestrielle des
tonnes-
Le nombre de tonnes-
Impacts environnementaux
Dans le monde, depuis les années 1990, la pollution émise par le fret diminue quand on la mesure par véhicule ou tonne transportée, mais elle augmente globalement à cause de la croissance régulière de la flotte de camions.
Les impacts sanitaires et environnementaux des polluants émis par les camions sont à la fois directs et indirects, globaux et locaux et ils s'ajoutent aux impacts indirects du réseau routier (incluant le roadkill, et la fragmentation écologique induite par les routes, la pollution lumineuse, le dérangement, etc), impacts dont la responsabilité est copartagée avec les voitures, bus…
En Europe, les émissions polluantes (hors GES) du fret routier auraient plutôt globalement baissé de 1995 à 2004 (alors qu'elles augmentaient pour le transport maritime et aérien2.
En France le taux élevé de Diesel a permis de diminuer les émissions acides (CO2, CO, Cov) mais en augmentant la pollution particulaire et les émissions de NOx ainsi que d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).
· Certains polluants émis par les camions ont beaucoup régressé grâce aux progrès
imposés par les plafonnements des normes Euro3 ;
le CO et les composés organiques
volatils ont en France chuté de 60% de 1990 à 2006 (années où 42 % des poids lourds
étaient en France conformes à la norme Euro 3 et 28 % à Euro2.
Les oxydes d’azote
(NOx) ont été réduits de 40 % en volume par t-
À cause de la forte augmentation du trafic, le volume
global des émissions est néanmoins resté presque constant de 1990 à 2006 alors que
pour respecter le protocole de Kyoto, il aurait fallu le fortement diminuer. L'entrée
en vigueur le 1er octobre 2009 de la norme Euro 5 devrait être plus sévère pour les
NOx. L’enjeu est de taille, le fret routier contribuant à 31 % des émissions nationales
en 2006.
Les microparticules perdues par les moteurs diesel continuent à poser problème ;
elles ont chuté de 1990 et 2006 ; de 40 % pour les PM2,5 (particules polluantes dont
le diamètre est inférieur à 2,5 µm) et PM1 et de 30 % pour les PM10 mais ce n'est
pas suffisant pour protéger la santé des usagers des routes et de ceux qui habitent
à proximité.
· D'importants progrès (filtres, pots catalytiques, optimisation des moteurs, meilleur
taux remplissage des remorques, etc.) ont même permis de diviser par deux les émissions
de GES par tonne-
L'ensemble du trafic routier est devenu en France la première source d'émissions
de gaz à effet de serre (seconde place dans les autres pays européens).
Parmi les alternatives possibles pour réduire l'impact environnemental des transports
routiers on assiste cette dernière décennie au développement de véhicules fonctionnant
aux énergies alternatives (électricité, gaz naturel, etc.). Ces technologies, bien
que limitées par certaines contraintes (technologiques, économiques et en termes
d’infrastructure) ont néanmoins émergé et offrent la possibilité de substituer les
moteurs à combustion interne, largement utilisés pour le transport routier de marchandises,
à des moteurs électriques (ainsi on trouve sur le marché des camions électriques
aux autonomies raisonnables pour une utilisation (péri-
Un ralentissement des émissions a été constaté de 2002 à 2006, après 12 ans d'une croissance annuelle régulière. Il est expliqué par des progrès techniques et par les limites de vitesses et les engorgements plus fréquents de la circulation5.
Prospective
Le transport routier de marchandises (parmi les transports automobiles), présente
des enjeux importants pour l'humanité, car il est en forte croissance alors qu'il
n'est pas le plus efficient en termes de développement durable. Il contribue à épuiser
les sources d'énergies fossiles, et par corollaire, à la production de gaz à effet
de serre. C'est pourquoi, de nombreuses instances internationales se préoccupent
de définir des stratégies pour la sauvegarde de l'humanité. Parmi ces institutions,
le Sénat et son Groupe de prospective s'y intéressent. Ils ont résumé leur réflexion
dans un rapport 24/05/2004 Archives -
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